« Pour un Gers chaque jour à vos côtés » : lancement de la campagne.
Enfin, nous y voilà ! Depuis ce lundi, l’ouverture des candidatures aux élections cantonales des 20 & 27 mars est officielle. En quelques posts, je commenterai les grandes lignes de la campagne menée par les candidats socialistes dans le Gers.
Durant les prochaines semaines, une moitié du Gers (le Conseil Général est renouvelé à moitié tous les 3 ans soit 16 cette année sur 31) et donc du pays (1938cantons sont en jeu) exactement vont se retrouver dans le tourbillon d’une campagne électorale, la dernière avant celle des primaires organisée par le PS (automne 2011) et la présidentielle (printemps 2012). Après l’éclatante victoire de la gauche rassemblée aux élections régionales, les enjeux du scrutin mêlent considérations locales et préoccupations nationales : avenir des services publics, interrogations sur la réforme de la dépendance, perspectives d’emploi, conséquences de la réforme territoriale etc. Majoritaire (58 sur 100), la gauche va tenter de consolider son implantation et de récupérer quelques départements en balance, dont deux pas trop éloignés de nous (Aveyron et Pyrénées-Atlantiques).
Dans un département comme le Gers, la bataille des cantonales revêt une signification toute particulière. En effet, en milieu rural, les citoyens connaissent leur Conseiller général, ils savent faire appel à cet(te) élu(e) de terrain. Ils sont attachés à l’échelon départemental malgré les effets de l’âge et les bouleversements du monde contemporain. Le département et le canton marquent notre organisation territoriale depuis près de deux siècles, ils font partie du paysage institutionnel au même titre que la commune. Un certain chauvinisme départemental subsiste, la preuve avec quelques initiatives vestimentaires siglées du « Trois-Deux » ou plus sérieusement les réticences exprimées sur la création en 2014 du Conseiller territorial. Enfin, bref, il n’a pas dit son dernier mot pour continuer à figurer dans le millefeuille.
Le département est le théâtre local des joutes politiques avec ses alternances comme ce fut le cas dans le Gers en 1992 à la faveur de la droite pour revenir dans le giron socialiste en 1998. Depuis la reconquête, la gauche a considérablement progressé localement : à chaque renouvellement cantonal elle a renforcé sa majorité (passant d’un seul siège d’avance en 1998 pour en détenir 10 aujourd’hui), elle a remporté des batailles municipales (2001 & 2008), seule ombre au tableau l’échec aux dernières sénatoriales qui a voulu prouver la persistance d’un Gers « radical ».
Collectivité de proximité, le Conseil Général accompagne chaque habitant tout au long de sa vie : de l’enfance à la fin de vie. Collectivité de solidarité, il vient naturellement en aide aux plus fragiles et aux plus modestes en soutenant l’insertion ou en instaurant une Allocation Personnalisée d’Autonomie + permettant à un plus grand nombre de retraités, essentiellement agricoles, de bénéficier de cette allocation en retenant les critères prévus par la loi d’origine que le gouvernement Raffarin avait réduit.
Depuis maintenant une douzaine d’années, le Gers s’est durablement ancré à gauche avec à sa tête Philippe Martin (renouvelable sur le canton de Valence-sur-Baïse). Après la désignation de nos candidats et la préparation d’un programme pour le nouveau mandat, la bataille est lancée avec l’ambition de reprendre quelques sièges supplémentaires. Divisée et masquée, la droite voit son plus gros contingent de sièges à renouveler (sept sur les dix sont en jeu, dont cinq où le sortant n’a pas souhaité se représenter). Autant reprendre à notre compte la célèbre maxime de « Ce qui est à nous, est à nous, ce qui est à vous, est à prendre ! » Ça sera le sujet du prochain post avec la présentation des candidats socialistes rassemblés autour du slogan « Chaque jour à vos côtés ».