Mémorial de la Shoah : filmer les camps, de Hollywood à Nuremberg.

Publié le par Cédric.B

L’expo « Filmer les camps, John FORD, Samuel FULLER, George STEVENS  de Hollywood à Nuremberg » permet de découvrir le travail effectué par les Alliés lors de la découverte des camps de concentration et d'extermination.

 

Le Mémorial a choisi de retracer le parcours de trois des producteurs de ces images, des cinéastes venus de Hollywood : John Ford, Samuel Fuller, George Stevens.


En 1945, les images de Dachau prises par l’équipe de Stevens sont insérées dans un documentaire montré d’abord aux États-Unis avant d’être projeté à titre de preuve des crimes nazis devant le Tribunal militaire international de Nuremberg. Cette expérience, inédite, a été préparée par John Ford, qui dirigeait lui-même une unité spéciale, la Field Photographic Branch (FPB), chargée de réaliser entre autres ce film, Les Camps de concentration nazis, et de mettre en place le filmage du procès.

 

Si l’exposition se limite aux deux camps de Dachau et de Falkenau, elle est néanmoins de nature à faire comprendre au public les conditions dans lesquelles les cameramen américains ont travaillé. Les équipes mises en place par John Ford et George Stevens comprennent des opérateurs professionnels, reconnus et expérimentés, ou formés spécialement à cette occasion.


L’exposition raconte l’histoire de ces trois grands cinéastes dont le parcours a été bouleversé par les violences de la Seconde Guerre mondiale et la mise en présence des victimes des « atrocités nazies ». La présentation dans leur déroulement chronologique des films qu’ils ont réalisés permet de donner une place aux spectateurs d’aujourd’hui, non pas frontale, mais en retrait, derrière l’épaule des opérateurs. Ceux-ci, après avoir préparé leurs gestes de médiation, ont commenté de manière circonstanciée leurs prises de vue. A voir absolument.

 

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Accéder au site internet de l'exposition

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Publié dans Actu

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J
<br /> as-tu remarqué,Cédric que chaque fois qu'on aborde le sujet de la shoah et d'une manière plus générale de la 2e guerre on ressent quelque chose de très fort, de poignant, comme une sorte<br /> d'incompréhension désespérée. Pourtant 70 ans ont passé. La France, le monde ont connu d'autres guerres depuis, souvent atroces, parfois totalement injustifiées. Mais les sentiments qu'elles<br /> suscitent s'estompent au fil du temps, à mesure que les évènements entrent dans l'histoire. Pourquoi la 2e guerre garde-t-elle ce pouvoir? Pourquoi cultive-t-on la mémoire de la shoah aussi vivante<br /> alors que d'autres génocides tout aussi atroces (par ex du côté de la Bosnie) s'entourent peu à peu d'une espèce de patine qui leur font perdre ce qu'ils de plus inhumain? Cette idée serait à<br /> creuser. Il y a peut des enseignements à en tirer. Bon courage. Amitiés JC<br /> <br /> <br />
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