Congrès de Reims #8 : Ne le dis à personne (Acte II, scène 2).
19h. Réunion de motion au chapiteau, c'est pire que la veille mais c'est surtout bon signe, il est bondé. On range les chaises pour faire plus de places et accueillir comme il se doit Martine sous des « Martine, candidate », pas de doute elle nous a galvanisé mais elle n'a pas fini de nous surprendre. On fait la réunion à l'envers, la parole est donnée directement aux militants, du Nord, du Sud,... tous sont unanimes il faut y aller. Elle tempère les envies d'en découdre en restant sur une logique : fonder un rassemblement sur une ligne claire (sic), respecter les autres motions et seulement après régler la question du « dispositif humain ». C'est tout à son honneur et à sa sincérité de ne pas mettre la charrue avant les bœufs et de rester à égalité avec nos potentiels partenaires. Ailleurs, le brouillard s'épaissit. Hamon reste candidat, il faut dire que les siens répètent parfaitement le message, les minoritaires ont toujours cette capacité à être bien briefés, à partir de trois arguments : il n'est pas un présidentiable, il confirme l'ancrage à gauche et représente mieux que les autres le changement générationnel dont le parti a besoin. En attendant, nous nous en remettons aux conclusions de la commission des résolutions, clé de voûte de nos congrès.